Longtemps considérée comme la première destination cosmopolite de l’Amérique Latine, Buenos Aires touche le fond en 2001 lors de la dévaluation du peso. Jusqu’à ce moment, elle était l’une des villes les plus chères au monde ce qui incitait de nombreux voyageurs à l’éviter et à aller voir chez ses voisins latins, beaucoup plus abordables.
La crise économique du pays eut un effet de rajeunissement sur l’âme du pays. Les habitants de Buenos Aires, les Porteños, ont surmonté la crise avec panache. Le peso a retrouvé un peu de sa force d’antan et la scène sociale de la ville est de retour au premier plan. Les vieux cafés sont à nouveau bondés et de nouveaux restaurants, bars et magasins ouvrent sans cesse.
 Heureusement la plupart des prix sont restés très raisonnables. Les hôtels sont répartis en différentes catégories, des simples établissements de bas de gamme peu coûteux aux 5 étoiles de luxe. Le secteur touristique étant en pleine expansion à travers la ville, de nouveaux hôtels s’ouvrent et de vieux établissements sont rénovés.
La plupart des quartiers de la ville proposent des possibilités de logement. Lorsque vous choisissez un hébergement, il faut surtout tenir compte de l’endroit en ville où vous désirez traîner. Les hôtels de Buenos Aires se remplissent très rapidement lors de la haute saison, il est donc sage de réserver bien à l’avance, au moins pour les deux premières nuits.
La ville déborde de charmes latins colorés et vous allez rapidement vous rendre compte que vous n’aurez jamais assez de temps pour profiter de toutes les curiosités. Des clubs de tango aux cafés en passant par une pléthore de bâtiments à l’architecture magnifique, il y a de quoi vous occuper pour une semaine. Buenos Aires est divisé en différents quartiers bien distincts, chacun ayant leur propre histoire, leur propre rôle et leur propre style. Prenez le temps de les visiter à fond et vous comprendrez très vite cette ville cosmopolite.
La dévalorisation du peso en 2001 a amené les Argentins à être plus introspectif. Cette réflexion sur soi-même a développé une fierté sur les valeurs Porteños, un mot utilisé par les locaux pour décrire leur culture et leur identité. La mode est de retour en force et les grands théâtres et clubs de tango font salles combles. Le moment est donc parfait pour visiter et expérimenter cette fantastique ville latine en pleine renaissance.
Histoire
 Buenos Aires fut fondée en 1536 par les Espagnols qui étaient à la recherche d’or ; mais tout ne fut pas si simple. Ils rencontrèrent une résistance farouche de la part des tribus indigènes et furent obligés de se réfugier un peu à l’intérieur des terres. En plus, l’Espagne négligea un peu Buenos Aires pour se tourner vers les richesses plus importantes du Pérou et du Mexique.
Malgré tout, l’implantation se développa, au fil des ans, en un centre de contrebande de marchandises. Pendant le 17ème siècle, les raides français, portugais et danois devinrent de plus en plus fréquents. Pendant les deux siècles qui suivirent, les Porteños eurent une relation faites de hauts et de bas avec les occupants espagnols.
 Le 25 mai 1810, les habitants de Buenos Aires demandent la démission de la vice-royauté espagnole. Cet acte déclenche la révolution de l’Amérique Latine contre l’occupant espagnol. L’indépendance de l’Argentine, obtenue en 1816, fut suivie par de nombreuses années de conflit entre deux groupes politiques: les Unitaristes et les Fédéralistes. La construction du chemin de fer argentin entraîna une croissance massive de l’économie des villes qui attirèrent de nombreux immigrants des quatre coins du monde.
La culture argentine a été affectée par les populations immigrées, surtout européennes. De nombreux visiteurs ont la sensation d’une étrange ressemblance avec l’Europe. Au début des années 1900, Buenos Aires prospéra en une ville des plus cosmopolites de l’Amérique Latine. Aujourd’hui, plus d’un tiers des 32 millions d’habitants du pays vivent à Buenos Aires.
Climat
 Les saisons en Argentine sont à l’opposé de celles de l’hémisphère Nord. L’été a lieu entre décembre et février lorsque les températures sont suffocantes, chaudes et humides. La plupart des magasins et boutiques de la ville sont fermés pendant cette période et les habitants se réfugient sur la côte ou vers des climats plus frais. Malgré tout, janvier est le mois durant lequel il y a le plus de touristes ; les hôtels sont généralement pleins mais cependant de nombreux restaurants et attractions ont des heures d’ouverture limitées.
 Durant les mois d’hiver, de juin à août, vous ne verrez pas de neige à Buenos Aires mais le temps sera froid et mouillé. Comme dans de nombreux endroits, la meilleure période de visite est au printemps (de septembre à novembre) et en automne (de mars à mai). Le printemps voit les flamboyants en fleurs donner des couleurs bleutées à la ville et une température des plus agréables. Quant à l’automne, le climat est presque parfait avec un minimum de touristes.
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